
24. September 2007 / Photo: Florian Kalotay
«Croire que l'informaticien est un ermite qui préfère communiquer avec les ordinateurs plutôt qu'avec les êtres humains est une idée totalement fausse.» Sara Jung le sait. Elle est cheffe de département au service informatique du Credit Suisse et regrette que les femmes ne s'intéressent guère à l'informatique. «Les gens ont très souvent une image totalement erronée de l'informatique.»
Il y a trois ans, Sara Jung a été nommée responsable d'équipe. Alors qu'au début de sa carrière de Systems Engineer elle passait beaucoup de temps à l'ordinateur, aujourd'hui elle est cheffe de département dans le service Enterprise Server & Storage avec notamment des fonctions de conseil, de coach et de spécialiste technique compétente. Ce mélange d'activités lui plaît beaucoup et sont pour elle un défi: «L'informatique vit avec les gens qui s'en occupent. Il s'agit de relever des défis techniques ensemble.» Dans une informatique à structure globale, les aspects tels que la collaboration et la communication par-delà les frontières du pays et les fuseaux horaires sont de plus en plus importants. A elle seule, l'IT du Credit Suisse compte en Suisse 4'000 collaborateurs et collaboratrices, voire 10'000 dans le monde, explique Sara Jung. Il est donc très important d'harmoniser les décisions. Elle apprécie beaucoup le contact avec les collègues des différents pays et de milieux culturels variés. On travaille souvent en équipes 'virtuelles'. Les séances se transforment alors en conférence téléphonique ou vidéoconférence. «En général, dans l'informatique, on est en prise sur son temps. Pour cela, il faut être flexible, mais le travail en est d'autant plus intéressant», souligne Sara Jung.
On pourrait presque croire qu'elle regrette d'avoir un congé maternité de six mois à la fin de l'année. Mais ce n'est pas le cas. Elle se réjouit d'avoir un bébé et de profiter de cette pause qui contraste avec son travail quotidien. En pensant à l'avenir, elle raconte: «Je me réjouis beaucoup de ce double rôle en tant que mère et femme d'affaires.» Elle n'a pas peur de ne pas pouvoir conjuguer les deux et prévoit de reprendre son travail à plein temps d'ici le milieu de l'année 2008. «Je veux donner le meilleur de moi-même dans mon travail, mais également en tant que maman. Mais je n'y parviens que si je suis satisfaite et contente. Pour cela, il me faut mon travail» insiste Sara Jung. Elle sait convaincre: on sent l'enthousiasme qu'elle porte à son travail au travers de ses paroles.